La côte caraïbe

par | Juil 5, 2018 | Costa Rica | 1 commentaire

Pour cette dernière semaine dans ce pays et de notre voyage, nous décidons de rejoindre la côte caraïbe et nous poser au même endroit en mode « vacances à la cool ». Nous choisissons cette partie du pays pour plusieurs raisons, la mer est moins agitée de ce côté, il y a quelques endroits à visiter et surtout de côté, il y aurait un petit été « veranillo »à partir du 21 juin et qui nous promettrait moins de pluies, Bon, au niveau prévision météo, cela ne s’est vérifié que les deux derniers jours où le soleil a brillé et nous avons pu profiter pleinement de la baignade. Le reste du temps, nous avons subi plus d’une averse torrentielle !
Pour se rendre sur cette partie du Costa Rica, nous avions 500km à faire depuis notre précédente étape. D’après les indications du GPS, il nous faudrait 8 heures. Nous hésitons à faire le trajet en 1 journée ou à couper en deux. Comme nous avons le temps, car nous avons fait l’impasse sur deux parcs pour lesquels les visites se faisaient uniquement en bateaux, nous décidons de nous arrêter à mi-chemin pour visiter le parc des Queztals, animal emblématique du pays et que nous n’avons pas encore observé.
Pour rejoindre notre hôtel situé à 3200 mètres d’altitude, nous roulons pendant la dernière demi-heure dans un épais brouillard, nous n’y voyons pas à 5 mètres. Nous mettrons donc 8 heures pour faire 250 km !  Les commentaires des clients, qui ont séjourné dans l’endroit que nous retenons,  sont unanimes : « il fait froid ! ». Qu’à cela ne tienne, nous avons fait la Bolivie et le Pérou. Nous ne sommes quand même pas très joyeux à l’idée de greloter de nouveau. Bon finalement, nous avons sorti les polaires et grâce, à un petit chauffage d’appoint et quelques couvertures, nous l’avons plutôt bien vécu.
Le lendemain matin, le soleil est revenu et au restaurant où nous prenons notre petit déjeuner, nous assistons à un véritable ballet d’oiseaux de toutes sortes, dont de petits colibris. Nous sommes ravis.
Nous partons donc confiants pour la visite du parc des quetzals. C’était sans compter sur le retour du brouillard. Nous annulons donc notre visite au parc, car il sera impossible de distinguer quoi que ce soit dans la forêt. Heureusement, que nous avons renoncé car nous mettrons encore 8 heures pour faire notre deuxième moitié de trajet. En effet, quand il n’y a pas le brouillard qui nous gêne, ou une route un peu chaotique, nous devons stopper pour les travaux d’aménagement de la voirie ou parce qu’il y a eu un éboulement de boue sur la chaussée.
Enfin, nous arrivons dans notre location pour la semaine. C’est une maison en bois avec une petite piscine. Cela promet d’être sympa ; enfin dès que la pluie cessera…
Entre deux grosses ondées et beaucoup de chance, nous arrivons à visiter deux endroits très agréables.
Le premier, le parc de Cahuita est une plage bordée de forêt, de lagunes et de mangroves. Nous y sommes allés deux fois. Nous avons observé des singes capucins, mangeurs d’amandes et qui jettent les coquilles par terre après dégustation assez fortement. Nous avons fait une bonne partie du chemin avec un raton laveur qui était en quête de nourriture et un autre qui faisait sa toilette dans un arbre. On a eu la chance de voir de nouveau un paresseux  qui « s’activait » pour attraper des feuilles. Nous avons croisé de nombreux criquets, amateurs aussi de feuilles. Nous avons également vu de nombreux bernard-l’hermite pour le plus grand bonheur d’Orphée qui les adore et a passé son temps à les « câliner ».

Le deuxième lieu est le jaguar rescue center. Nous sommes arrivés in-extremis pour une visite guidée de deux heures. Ce refuge accueille une centaine d’animaux blessés ou abandonnés ou maltraités. Une quarantaine de volontaires les soignent, les nourrissent, créent un lien de confiance et leur apprennent les bases pour les rendre de nouveau autonomes dans leur environnement naturel. L’objectif est de les remettre en liberté quand ils seront prêts. Certains ne pourront malheureusement plus se débrouiller seuls et resteront pensionnaires à vie. Un ara est dans ce cas, il a une aile cassée qui ne peut être réparée. Il ne pourra donc plus voler.
Nous avons pu voir plusieurs types de singes : les capucins, avec une grande tâche blanche sur la tête qui grandit avec l’âge ; les singes hurleurs dont le cri puissant s’entend à 5 km à la ronde. Ce sont leurs voix qui ont été utilisées pour simuler les cris des dinosaures dans Jurassic Parc ; des singes araignées appelés comme ça à cause de leur longue queue à laquelle ils s’accrochent pour se déplacer. Ces derniers n’ont pas de pouce aux mains comme les autres singes. Dès qu’ils sont suffisamment confiants, les volontaires les emmènent dans la forêt pour qu’ils se réadaptent progressivement à la vie sauvage. Ils passent la journée et le soir dorment au refuge. Quand ils se sentent prêts à rester vivre dans la nature, ils ne reviennent pas vers leurs référents.
Nous avons pu observer une bonne quinzaine de paresseux, dont une dizaine de bébés tous collés les uns aux autres, alors qu’ils sont à l’état sauvage très solitaires. Là encore, l’idée est de les remettre progressivement en liberté.
Nous avons également pu assister à un moment unique, l’éclosion d’œufs de grenouille, qui deviennent tétards.
Bref, nous avons passé une très agréable et instructive matinée.

Nous terminerons notre séjour par deux très belles journées ensoleillées à profiter pour ne rien faire !

1 Commentaire

  1. Michele

    Belle fin de voyage avec tous ces animaux exotiques. Mis à part peut être le singe hurleur 😉 on a envie de tous les avoir 🙂
    Bisous

    Réponse

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